Victor Charigot, son grand-père

Format : 14,5x21,5 (cm)

157 pages

Édition Némont

 

Recension

Pierre Chartrand et Bernard Pharisien,
Victor Charigot, son grand-père

Note de lecture signée Gilles Laprade, publiée dans les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française (SGCF http://www.sgcf.com) - Volume 58, numéro 4, cahier 254, hiver 2007,  p. 302 -.

Le titre intrigue et questionne. De qui ce Victor Charigot est-il donc le grand-père ? Au bas de la couverture, une signature: Jean Renoir. L'énigme est résolue: Victor  Charigot, illustre inconnu, passe à la postérité grâce à la descendance des Renoir. En effet, sa fille, Aline, épouse en 1890 le peintre Pierre Auguste Renoir et lui donnera trois fils: Jean, qui deviendra cinéaste, Pierre, comédien et Claude (dit Coco), artiste et céramiste.

Cet  ouvrage, oeuvre de deux enseignants à la retraite, l'un Québécois et l'autre Français, est né d'une rencontre fortuite sur Internet où ils découvrent la possibilité d'une collaboration étroite et efficace. Sans jamais se rencontrer, ils élaborent ce travail "à quatre mains", utilisant les innombrables ressources de ce moderne instrument de recherche et de communication.

Natif d'Essoyes (Aube), en Champagne, Victor Charigot, cet aventurier au parcours surprenant, épouse en 1858 Emilie Maire, âgée de 17 ans. Six mois plus tard, naît une fille, Aline, qui épousera Pierre Auguste Renoir. En 1860, Victor quitte le domicile familial. Arrivé au Canada vers 1874, il épouse, en 1880 à Saint-Boniface (Manitoba) Marie-Louise Loiseau, veuve Chevigny, née au Québec. Pourtant, il est toujours marié ; c'est un cas de bigamie ! Sa seconde épouse étant décédée, il écrit à sa première femme, abandonnée depuis près de 25 ans, l'incitant vainement à le rejoindre à Manitoba.

 

Les deux filles
de Victor Charigot

 

La Française: Aline Charigot

L'Américaine: Victoria Charigot

Il s'installe ensuite au Dakota du nord où, en 1885, il épouse Emilie Riopelle, native de Saint-Jacques-de-l'Achigan, apparentée à la cinquième génération du peintre Jean-Paul Riopelle. Second cas de bigamie puisque sa première épouse, en France, n'obtient le divorce qu'en 1888. De cette troisième épouse naît une fille, Victoria mariée à Napoléon Quesnel, dont les descendants habitent toujours les Etats-Unis. Jean Renoir eut d'ailleurs, un jour, la joie de les rencontrer. de même, Victor Charigot, un an avant sa mort, revient en France et retrouve ses descendants de la famille Renoir.

Une fresque familiale savamment élaborée à la suite de recherches intensives en France, au Québec, au Manitoba et aux Etats-Unis. Cartes, photos, copies d'actes, chronologie, reproductions de tableaux de Renoir, tout contribue à nous fasciner.

Un petit livre qui réserve de grandes surprises!


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A la rencontre de Pierre Auguste Renoir
©Danielle Meurillon - Bernard Pharisien