Renoir de vigne en vin par Bernard Pharisien, Edition Nemont

  Caractéristiques du livre

  Format : 20 x 20 (cm)

  48 pages

  Édition Némont

  Dépôt légal : mars 2012
  ISBN : 978-2-913163-26-3
  Prix : 10 €


Renoir de vigne en vin à Essoyes

Il y a 1000 ans, on cultivait déjà la vigne à Essoyes. Érudit connu et reconnu, Auguste Pétel,  né en 1846 dans une maison du village où 32 ans plus tard Gabrielle viendra au monde, l’a démontré dans l’un des deux livres qu’il a consacrés à Essoyes.

Dans cette très ancienne maison d’Essoyes aujourd’hui disparue sont nées deux célébrités du village : Auguste Pétel (en 1846) et Gabrielle Renard (en 1878.) Collection Bernard Pharisien – droits réservés.

Quand, à l’automne 1888, Renoir y effectue son  premier long séjour, les vendanges  battent leur plein. L’artiste ne résiste pas au plaisir de croquer et de peindre les vendangeuses. “Je suis en train de paysanner en Champagne pour fuir les modèles coûteux de Paris...” écrit-il alors à son amie Berthe Morisot.

Pierre Auguste Renoir: Le repas des vendangeuses ou Grape Pickers at Lunch (vers 1888.) Huile sur toile (48 x 55,9 cm.) The Armand Hammer Collection, Gift of the Armand Hammer Foundation, Hammer Museum,  Los Angeles ©.

La jeune femme portant la hotte est Aline Charigot. Près d’elle, le futur comédien Pierre Renoir, âgé de 3 ans, qui figure également sur Les laveuses, une autre toile peinte à Essoyes durant ce même automne 1888.

Bord de l’Ource à Essoyes. Sur le chevalet, une reproduction sur pierre de lave émaillée des Laveuses (1888.) Le tableau original (une huile sur toile) faisant partie de la Collection Claribel et Etta Cone est conservé à Baltimore (The Baltimore Museum of Art.) Photographie Bernard Pharisien – droits réservés.

Bernard Pharisien, enfant du village, petit-neveu de Gabrielle – l’un des plus grands modèles du peintre – est devenu au fil des années “celui qu’on interroge lorsqu’il s’agit d’éclaircir un point encore obscur des séjours de Renoir à Essoyes(*).” Il rassemble ici des œuvres de Renoir (huiles, aquarelles, dessins, lithographies), des extraits de ses correspondances, des citations de textes de son fils Jean, de son ami Georges Rivière, d’Ambroise Vollard – l’un de ses marchands de tableaux –, de deux jeunes filles qu’il estimait tout particulièrement : Julie Manet et Jeanne Baudot...

Pierre Auguste Renoir : Portrait de Georges Rivière (1880.) Huile sur toile (38,4 x 46,1 cm.) Fait partie d’une collection particulière après avoir appartenu à Ambroise Vollard – droits réservés.

L’ensemble constitue un témoignage de l’intérêt que Renoir a porté à Essoyes, village natal de sa femme, de Claude – le benjamin de ses fils – et de Gabrielle. Un seul thème en forme d’hommage a été retenu par l’auteur : la vigne et ses produits, richesse de la région associée à celles et ceux qui la cultivent : les jolies vigneronnes – que Renoir se plaira à croquer et à peindre – et les vignerons.

L’ouvrage (48 pages illustrées d’œuvres de Renoir et de belles images du vignoble d’Essoyes et de ses environs) est un authentique produit du terroir.

Le vignoble de Fontette et d’Essoyes vu du plateau de Blu. Photographie Bernard Pharisien – droits réservés.

Il s’achève par cinq esquisses faisant partie d’une suite de 12 lithographies que publiera Ambroise Vollard en 1919. Cinq variantes d’un même sujet intitulées chacune Femme au cep de vigne. La Femme n’est autre que Gabrielle… “Gabrielle, ce féminin d’un prénom d’archange, pour les amateurs d’art, cela exprime aujourd’hui comme la substance, l’essence, l’âme des nus de mon père.” C’est en ces termes que Claude Renoir, benjamin des enfants du peintre, s’exprima dans Paris Match le 14 mars 1959, quelques jours après la mort de celle qui, embauchée pour être la nourrice de son frère Jean, devint l’un des plus illustres modèles de Pierre Auguste Renoir.

Pierre Auguste Renoir : Femme au cep de vigne. Conçue en 1904. Fait partie d’une suite de 12 lithographies publiées par Ambroise Vollard en 1919 (tirage sur feuille de 26,7 x 37 cm ; imprimeur : Auguste Clot.) Collection particulière – droits réservés.

Fille de vignerons du village, Gabrielle est devenue un personnage emblématique d’Essoyes… Elle doit cette célébrité à Renoir, bien sûr, mais aussi à celles et ceux qui perpétuent sa mémoire sous différentes formes : Le centre culturel du village – Du côté des Renoir –, son petit-neveu – Bernard Pharisien – qui, lors des incontournables Matinales qu’il anime depuis 1999, ne manque pas une occasion de la mettre en valeur… et désormais la coopérative viticole Charles Collin qui a inauguré en 2012 une boutique qui lui est dédiée, sise à deux pas de la mairie et dans laquelle il est possible de déguster La belle Gabrielle.

Dédiée à La Belle Gabrielle, la boutique de la maison de champagne Charles Collin à Essoyes.
www.champagne-charles-collin.com/fr/la-boutique-dessoyes

L’émotion à l’état pur” proclame la publicité vantant cette cuvée provenant d’un assemblage de vins issus de raisins récoltés sur le territoire d’Essoyes et d’autres villages alentour provenant de vignes cultivés par les vignerons associés constituant aujourd’hui la maison de champagne Charles Collin. Un champagne du cru rendant hommage à une fille de vignerons du village dont les portraits signés Renoir font partie des plus prestigieuses collections de tableaux du monde.

Présentée comme la “cuvée de charme” de la maison de champagne Charles Collin, La Belle Gabrielle (assemblage de 80% de Chardonnay et 20% de pinot noir) a été créée en 2011. www.champagne-charles-collin.com/fr/la-belle-gabrielle#la-belle-gabrielle

(*). Propos d’Anne Distel, conservateur général du patrimoine honoraire, extraits de la préface du livre de Bernard Pharisien : Quand Renoir vint paysanner en Champagne – ISBN : 978-2-913163-26-3 Némont, 2009.)


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©Danielle Meurillon - Bernard Pharisien