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Se faire connaître (les salons)

La période "impressionniste"

                    l'époque, pour un peintre, la seule solution pour se faire connaître est de participer aux salons. Cependant le jury du salon officiel et le public acceptent mal les jeunes peintres en rupture totale avec le classicisme du moment.

                    n 1864, Renoir fait un premier envoi pour attirer l'attention des amateurs : "la Esmeralda" inspirée de Notre Dame de Paris. La toile est acceptée mais après la fermeture du salon, Renoir se livre à une autocritique, la trouve mauvaise et la détruit.

Portrait de William Sisley (1864)  -  Musée d' Orsay, Paris

      En 1865, il envoie un portrait de "William Sisley", le père de son ami, et "Soirée d'été". Les deux toiles sont acceptées.

        Renoir est ravi mais va déchanter. En 1866, ses toiles et celles de ses amis sont refusées.

Diane chasseresse (1867)  -  National gallery of Art, Washington  

       En 1867, "Diane chasseresse" est à son tour refusée.

Lise à l' ombrelle (1867)  -  Folkwang Museum, Essen            Enfin, en 1868, "Lise à l'Ombrelle" est acceptée.

                algré cela, la critique et les jurys continuent de mener la vie dure aux jeunes peintres qui n'arrivent pas à percer.

                u printemps 1870, Renoir et ses amis participent au salon mais la guerre contre la Prusse et ses alliés éclate en juillet. Renoir rejoint le corps des cuirassiers.

                près son service militaire, il rentre à Paris en 1871.

Parisiennes habillées en Algériennes (1872)  -  Musée national d'Art Occidental, Tokyo

        En 1872, Renoir propose de nouveau une toile au salon:  "Parisiennes habillées en Algériennes".

        Elle est refusée.

                        our s'en sortir, les jeunes peintres décident de créer une société et d'organiser une exposition parallèle au salon officiel.

                    a première exposition "impressionniste" ouvre le 15 avril 1874, Boulevard des Capucines. Trente artistes y participent dont Cézanne, Degas, Guillaumin, Monet, Berthe Morisot, Sisley et Renoir.

La Parisienne ou la Dame en bleu (1874)  -  National Museum of Wales, Cardiff La loge (1874)  -  Courtauld Institute Galleries, Londres

      Renoir expose six toiles dont

     "La Parisienne ou la Dame en bleu" et  la plus remarquée: "La loge".

                    'exposition n'attire que 3500 visiteurs, le salon officiel, 400 000. La critique se déchaîne ; on les traite de fous et de barbouilleurs. La société est mise en liquidation. C'est un échec financier. Louis Leroy écrit dans le "Charivari",  journal satirique: « les tableaux sont exécutés avec négligence » et l'exposition est « à faire dresser les cheveux sur la tête ». Il conclut que « l'idéal de ces jeunes peintres semble contenu dans le seul mot d'impression ». Il venait de baptiser ce nouveau style. Les autres critiques reprendront rapidement le terme "d'impressionnistes", terme qui, dans une tout autre version, est attribué à Claude Monet.

Impression, soleil levant (Monet 1872)  -  Musée Marmottan, Paris

       Un jour d'exposition, un de ses tableaux n'avait pas de nom. L'homme qui accrochait demanda: «quel titre lui met-on ?»  et Monet répondit : « Je ne sais pas... "Impression, soleil levant" par exemple ». Le terme "impressionniste" viendrait, selon cette version,  de ce tableau aujourd'hui exposé à Marmottan.

      Auguste Renoir avait, quand à lui, une définition toute personnelle de la création de l'impressionnisme.

                    n 1875, l'année suivant la première exposition, une grande vente aux enchères de tableaux "impressionnistes" est organisée à l'Hôtel Drouot, sur l'initiative de Renoir, afin de récupérer quelque argent. La critique est une fois de plus sans pitié; c'est un nouveau désastre.

                    eureusement, pendant cette période difficile, des amateurs éclairés vont les encourager et les aider en achetant quelques toiles. Même peu conséquente, la moindre vente est d'une importance capitale.

                        armi eux,

                                - le marchand Paul Durand-Ruel qui a repris, en 1862, la galerie de son père. Dès 1870, il s'intéresse à Monet, Sisley, Pissarro, et à Renoir vers 1873. Même si, avec le temps, ses achats furent plus que fructueux, il lui fallut courage, patience et ténacité pour aider les impressionnistes dans une période où personne ne croyait en eux.

                                 - Théodore Duret qui, le premier, va consacrer une étude positive aux impressionnistes. Il achètera, entre autres, "La femme à l'ombrelle" pour 1200 francs qui permettra à Renoir de s'offrir un meilleur atelier.

                                 - le père Martin, petit marchand passionné par tous les impressionnistes

                                 - l'écrivain Arsène Houssaye et le peintre Caillebotte.

                rp.gif (1071 octets)lus tard, en 1875, Renoir trouvera en Victor Chocquet, fonctionnaire des douanes, un admirateur et un ami. Chez l'éditeur Georges Charpentier, dont il fréquente le salon, il recevra de nombreuses commandes de portraits qui lui permettront de continuer à peindre et de réaliser nombre de toiles célèbres.

                'est en avril 1876 que la seconde exposition des "impressionnistes" est organisée. Cette fois, elle a lieu à la galerie Durand-Ruel, rue Le Peletier. Renoir présente quinze toiles dont six appartenant à Victor Choquet. Nouvelles critiques virulentes: « Cinq ou six aliénés ... s'y sont donnés rendez-vous pour exposer leurs œuvres ».

                enoir continue à peindre de façon acharnée mais la troisième exposition des impressionnistes, en 1877, ne marche pas mieux que les précédentes. Il se résigne, par nécessité, à se rapprocher du salon officiel. En 1878, il envoie au salon, "La tasse de Chocolat" qui est acceptée.

Portrait de Jeanne Samary dit La Rêverie (1877)  -  Musée Pouchkine, Moscou

      En 1879, il envoie

le "Portrait de Jeanne Samary", accepté 

       

Madame Georges Charpentier et ses enfants (1878)  -  The Métropolitan Museum of Art, New York

et  

"Madame Georges Charpentier et ses enfants".

Cette seconde toile sera couverte d'éloges par le Jury.

                     issarro écrit : « Renoir a un grand succès au Salon. Je crois qu'il est lancé, tant mieux, c'est si dur la misère ! » Signalons également que Pissarro épousera une jeune femme, Julie Vellay, originaire de Grancey-sur-Ource, un village de Côte-d'Or situé à moins de 10 kilomètres d'Essoyes.

                 endant ces années "misère", Renoir aura peint de fabuleuses toiles impressionnistes, aujourd'hui des chefs d'oeuvres connus dans le monde entier.

                ais il n'en reste pas là. Georges Charpentier lui offre la possibilité d'organiser une exposition individuelle de pastels. Cette manifestation attire sur lui l'attention de nouveaux mécènes comme le diplomate Paul Bérard qui deviendra, plus tard, un ami très proche.

                  n 1879, 1880, 1881, Renoir ne participe pas aux expositions des impressionnistes

                 n 1880, Il rencontre une jeune modiste, Aline Charigot, qui travaille non loin de son atelier. Elle a vingt ans, elle posera pour lui dans de très nombreux tableaux. Ils se marieront en 1890, cinq ans après la naissance de Pierre, et auront trois enfants, Pierre, Jean et Claude.

                 vec Aline, il se rend souvent à La Grenouillère ou à l'Auberge du père Fournaise. Aline posera une première fois dans:

"Les Canotiers à Chatou"

Les canotiers à Chatou (1879)  -  National Gallery of Art, Washington

                 et comme tous les amis de Renoir elle participera à l'une des toiles majeures de Renoir qu'il achèvera en 1881:           

"Le déjeuner des Canotiers"

Le déjeuner des canotiers (1881)  -  The Phillips Collection, Washington

enoir est connu, apprécié, il peut maintenant profiter de la vie,

commencer à voyager et découvrir d'autres horizons.

 

 

 


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A la rencontre de Pierre-Auguste Renoir - ©Danielle Meurillon - Bernard Pharisien